Hommage à Denise Desjardins

Gilles Farcet interroge Denise Desjardins. Paru dans le N° 172 du Journal du Yoga - Mai 2016

G.F. : Quel conseil donneriez-vous à ceux qui souhaitent aujourd’hui s’engager dans la quête intérieure ?
D.D.: Je leur dirais d’abord : « Autant que possible, essayez d’être vrais avec vous-mêmes. Arrachez les masques, ne vous mentez pas. » Et j’ajouterais : « Lorsque vous vous trouvez confrontés à des gens dits « méchants » ou « désagréables », comprenez qu’il n’y a pas de gens « méchants », mais seulement des personnes qui souffrent. » L‘important est d’essayer, d’essayer sans cesse. Peu importent les échecs, les désillusions, les erreurs. Chaque expérience, même négative, recèle un aspect positif, dans la mesure où elle nous enseigne quelque chose, fût-ce seulement que nous nous sommes trompés. Admettre que l’on s’est trompé, c’est évoluer. Il faut aussi par tous les moyens s’attacher à faire croître en nous le désir de trouver l’essentiel, car en l’absence de ce désir, rien ne se passe. D’où l’importance, en Inde, du darshan, de la fréquentation des sages. Être en présence de personnes évoluées nous donne envie de devenir comme elles. Nous nous embrasons au contact de leur feu. Il nous faut avoir le désir du désir, constamment attiser notre soif de vérité. Pour cela, tous les moyens sont bons...
G. F. Vous m’avez dit n’avoir aucun regret…

D. D. Ce que j’ai fait, bien ou mal, je ne pouvais à ce moment-là que le faire. C’est une illusion de croire que l’on aurait pu faire autrement.
Extrait du Défi d’être, éd. Dervy. 1990.
(une réédition augmentée de ce livre est en cours de préparation).

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